RunaR Rath Reth Raedh

9-11 Novembre / La Nuit de Cristal

http://www.arianesite.com/#!initiation-du-blog/

Aour Ora


DANS L’ORBE DES ÉTOILES
LES RUNES !

INTRODUCTION

Nous n’avons pas l’intention de présenter ici un manuel de 
“l’écriture” runique, mais d’apporter à nos fidèles lecteurs quelques éléments complémentaires issus de nos nombreuses lectures sur ce passionnant sujet, éléments auxquels seront cependant jointes quelques réflexions personnelles… originales, propres à notre point de vue “cosmogonique et atlante*1 boréen”.
Nos lecteurs néophytes en ce sujet auront donc intérêt à 
lire notre article Écriture* et les articles Astro I, II, III avant de plonger dans ces quelques notions générales. Mais, pour créer l’ambiance particulière à ce genre d’étude, nous commencerons par quelques citations préliminaires :



Avertissement : Pour rappeler – sans cesse – l’origine “astrale” des Runes, celles-ci seront accompagnées de la constellation qui est censée selon Guillaume leur avoir donné naissance. Mais, précisons bien que, dans l’état actuel des choses, plusieurs suggestions existent et qu’elles sont contradictoires sur de nombreux points.
Si nous présentons ici celles qui ont été sélectionnées par J.-Y. Guillaume (II, RÉÉ) comme une 
lettrine décorative pour chacune de nos en-tête de Rune, nous souhaitons en fait recevoir les suggestions de nos lecteurs “éclairés” sur ce sujet afin d’établir en commun un tableau de correspondances selon les mythologies indo-européennes* 1 (Celt, Germ, Grec, Lat, Slav, Ind,) et selon les “systèmes” des divers auteurs (cf. # 8)
N’est-ce pas là le principal intérêt d’Internet que de permettre de 
faire ainsi un vaste séminaire tout en restant auprès de sa documentation et sans les problèmes des voyages ? Cf. bouton @ final !



Avertissement : Pour rappeler – sans cesse – l’origine “astrale” des Runes, celles-ci seront accompagnées de la constellation qui est censée selon Guillaume leur avoir donné naissance. Mais, précisons bien que, dans l’état actuel des choses, plusieurs suggestions existent et qu’elles sont contradictoires sur de nombreux points.
Si nous présentons ici celles qui ont été sélectionnées par J.-Y. Guillaume (II, RÉÉ) comme une 
lettrine décorative pour chacune de nos en-tête de Rune, nous souhaitons en fait recevoir les suggestions de nos lecteurs “éclairés” sur ce sujet afin d’établir en commun un tableau de correspondances selon les mythologies indo-européennes* 1 (Celt, Germ, Grec, Lat, Slav, Ind,) et selon les “systèmes” des divers auteurs (cf. # 8)
N’est-ce pas là le principal intérêt d’Internet que de permettre de 
faire ainsi un vaste séminaire tout en restant auprès de sa documentation et sans les problèmes des voyages ? Cf. bouton @ final !



http://racines.traditions.free.fr/runes3o2/index.htm
Tout d’abord, “trois runes du Nord” selon Y. K.. :`

9° – la Rune Hagal/ Hagall/ Hagl/ Hagel/ Hagalaz,
anglais Hægl (h expiré) : Grêle, oeuf de neige ou de glace et Air.

Cette rune se présente sous deux aspects différents… mais complémentaires :

 

– 1/ Hægl  est “le grêlon” primordial (ou la “causalité formatrice”) dont est sorti2 l’humanité nordique Men–Ask par Bor et Buri alors que la vache Audhumbla/ Abondance* léchait ce petit ménisque de glace : c’est le premier homme Askr et la première femme Embla, liés* par le feu* de l’amour3 et donnant naissance à l’Humanité nordique. Nous pouvons donc penser que ce graphisme, qui évoque le froid, la destruction, mais aussi une certaine pureté venue sans doute de la blancheur de la glace, nous à été transmis grâce à la fidélité de la 3e fonction. Chron. anglo-sax. : « Hagal est le plus blanc des grains, tourbillonnant dans l’air du ciel. » tandis que la Chron. norvég. nous dit : « Hagal (le grêlon) est le plus froid des grains, il est projeté de la voûte céleste, lancé par les rafales du vent, il fond ensuite dans l’eau et disparaît dans le sol » : bien sûr cette formulation, de traduction variable en français, ne nous laisse qu’un caractère poétique voire même puéril alors qu’il s’agissait des textes initiatiques “Rune à Rune” et ces petites variantes de la Chron. island. : « Hagal est le grain froid et la tempête de neige et la maladie du serpent4 . Le plus ancien monde qui fut créé » ou « Hropt créa le monde ancien. » nous indiquent sans doute ce chemin…

Ce grain blanc n’est-il pas Heimdallr, l’Ase Blanc, le gardien de l’Asabru ou “Pont des Ases” qui mène en Asgard, le domaine des Dieux*. Ce pont/ arc-en-ciel le jour et Voie Lactée la nui ?
Mais, ainsi graphiée, la représentation de ce grêlon évoque symboliquement d’autres “liaisons” : entre deux forces concentrées “i”. Ou bien elle évoque une “opposition constructive” : un lien* entre deux catégories, entre deux concepts, entre deux données dans une “énumération” (thula), ou bien elle évoque, aussi, les deux fiches/ pal/ gnomon du portique du tertre sacré Hag des visées astronomiques* au moment des solstices (les véritables Colonnes d’Hercule).

Cette Rune serait-elle donc de 1ère fonction ? Elle cacherait alors dans les trois barres de ce graphisme  le symbole* tri directionnel/ tri-dimensionnel du Temple “Vé” des Ases (cf. art. Astrologie* nordique) nommé Rose de Wotan* ! Rose (des vents) que l’Église baptisa dans son inculture “signe des sorcières*” quoiqu’il fut – et est toujours – présent dans nombre de ses propres temples*.

Étudions donc maintenant cette “croix du cosmos” :


Clef de voûte de la chapelle templière de La Couvertoirade

– 2/ Hagall  : nous prendrons la liberté définitive d’écrire ce vocable particulier (Galdr-Mantra-Charme) avec un trait d’union pour toujours rappeler l’assemblage de deux syllabes/ concepts c. à d. l’agglutination de deux racines primordiales ou idées-forces qui le composent et, ce pour justifier, selon notre point de vue, son sens caractéristique de la première fonction* car Hag5 + all signifie « Tous les Tertres » c. à d. Tertre Suprême ou Tertre primordial Ur-Hag6.
Ceci est confirmé par l’attribution de la Rune Hag
all au Monde des ancêtres morts, où il est le Grand Tertre qui recouvre le « grand Sidh* », la Cour de PaixFriedhof (en allemand “cimetière”) signalée par un Pal sacré* cloué* du “massacre” du Grand Cernunnos*.

Graphiée ainsi, elle est “la lettrine étoilée” 7 et son dessin s’inscrit dans un Octogone (!) lui–même inscrit dans un cercle : elle est alors – sous cette forme – la matrice de toutes les autres runes et, évidemment, bien proche du Mühlespiele (octo) vu dans l’article Astrologie* nordique et donc de l’Escarboucle héraldique (cf. art. Blasons*) et, seule lui manque la ligne horizontale des équinoxes (floue, imperceptible), équinoxes qui n’ont jamais été considérées comme des périodes bénéfiques, loin de là, car c’est une période funeste pour les dépressifs et les vieillards…


Les Six Haguedises officiant dans la Tertre Suprême

          Cette Rune figure le tertre « central » par lequel passe l’Omphalos, le « clou* », la cheville du monde Réginaglar, la « quenouille » de Frigg, le Lycornu (corne du Narval*) c. à d. notre axe terrestre qui se termine par la polaire au bout de la Croix du Nord Algiz (R. 15 : Alce –> le Grand Cernunnos* “à l’Esprit ramifié”) !


La Rune Hag-all « Tertre Suprême » est donc formée du clou* (l’axe Nord Sud) et des lignes de visée qui relient les lieux des levers et des couchers héliaques des solstice d’hiver et d’été, lignes de visées qui forment entre elles la Rune Gebo X “Don des Dieux” que nous avons vu précédemment (R. n° 7).

Et, en se déplaçant vers le Grand Nord, les navigateurs atlantes/ danannéens ont vu les deux branches obliques formant le X des levers et couchers du soleil aux solstices d’hiver et d‘été se serrer jusqu’à se confondre avec la ligne Nord Sud pour ne former plus qu’un I au Pôle Nord (Rune Isa, ice, Eis “glace”, cf. R. 11, infra) et, en descendant vers le Grand Midi, ils l’ont vu s’ouvrir >< progressivement jusqu’à devenir la barre horizontale de la croix* celtique, la ligne de l’horizon brûlant et des mirages du pays de Muspellheim ; c’est l’équateur8 qui pourrait se confondre avec la précédente ligne des dangereuses équinoxes :
Or, cette variation angulaire est une indication de la latitude et il n’est besoin pour la déterminer que de tracer un Muhlespiele de 45° au sol, axée sur zénith9 (midi), puis de tracer la ligne du gnomon faite par le lever du soleil : cette mesure d’angle indique bel et bien l’un de ces “neuf arcs” dont parlaient les Égyptiens au sujet des Peuples de la Mer et du Nord qui tentèrent de les envahir (cf. notre art. Atlantide*)…
Les diverses variations intermédiaires expliquent la forme de ce signe “occulte” à huit lignes, signe bien connu après les croisades sous le nom de Croix de Malte ou de Croix de Fer car il est resté celui de tous les Ordres Chevaleresques de Malte, des Teutoniques et de nos Templiers (8 sacré*), mais aussi celui des “bâtons noueux” de Bourgogne et aussi ceux du Maréchalat que nous avons vu dans l’article traitant des Blasons*.

C’est pourquoi (entre autre) Hag-all est dite “Rune de la Connaissance”.!


          Cet Hag-all “tous les tertres”, ou “tertre suprême”, a été retrouvée sous la forme compacte (fig. b 2, ci-dessus) ou sous forme de six points entourant un petit cercle (fig. b1) sur de nombreuses gravures pariétales depuis la Scandinavie jusqu’au Moyen-Orient et… même en Amérique…
Mais, elle existe aussi sous une forme “écartée” (fig. b3) dite “signe du lézard” par les archéologues, laquelle figure le solstice d’hiver. Elle représente ainsi les deux moitiés de l’Année > < opposant alors ces deux demi année que la rune Jahr  rassemblait au moment du solstice d’été (cf. infra, 12).
On comprendra donc qu’on trouve aussi, avec le même sens, “l’étoile à huit rais” ou Escarboucle héraldique, qui inclut la ligne des équinoxes, et ce graphisme là est exactement la forme de celui du “Mühlespiele” qui contient le “diabolo” ou “sablier d’airain” (fig. c), symbole* particulièrement signifiant qu’on trouve aussi parmi ces graffitis et, par conséquent, aussi dans la Rune Dag/ Daggar (# 4).

Précisons ici que la Rune Hag-all se devrait probablement d’être tracée sur une “étoile à huit rais” (Muhlespiele) ou Rose de Wotan” et que, si la ligne des équinoxes semble absente de ce qui pourrait passer pour un hexagone régulier à certains, c’est une ligne impalpable comme zéphyr/ zéro, dangereux lieu des grandes marées et de deux périodes annuelles de dépressions psychologiques bien connues. Tracée dans un hexagone régulier, Hag-all perdrait sans doute cette “signification” fondamentale pour ne devenir que l’ossature de l’étoile de Salomon à deux triangles isocèles enchevêtrés chère à la culture post évangélique.

Malheureusement, à notre époque, qui sait encore reconnaître la Rune Hag-all dans cet hexagramme ? C’est ainsi que, dans une intéressante émission de FR3 Auvergne “Les obscurs chemins des vaisseaux de lumière” (Desoutter et Hermann), le curé local eut l’idée de relier la position de l’église d’Orcival à celle de Combronde, puis aux Roches branlantes de Billom, ce qui composa un triangle. Il pensa alors qu’un triangle inverse pouvait composer cette étoile de Salomon qu’on nommait alors seulement du nom de “pendule10 à Salomon”. Cette idée intéressante fut peut-être induite par la fréquentation de l’alchimie* spirituelle ou ésotérique…
Quoiqu’il en soit, il re-découvrit ainsi des lieux symétriques remarquables, mais oubliés11 : il s’agit de Roche Rouge, de la Vierge de Mongascon, et du menhir de Ludesse, le tout formant, selon notre point de vue “païen nordique” un Muhlespiele géant (cf. art. Astrologie nordique*) et non l’étoile de Salomon12 qui, ici, ne ressort pas de notre Culture européenne !
Bien sûr, si des éléments de cet ensemble “signifiant” appartiennent à l’époque mégalithique (4500 AEC), c’est que les autres, christianisés depuis peu, y appartenaient aussi. La Vierge de Mongascon remplace ainsi un “amer”/ menhir et, dans l’église romane d’Orcival connue pour son magnifique lever de soleil au solstice d’hiver : le menhir se trouve caché à l’intérieur du “pilier de la fertilité” – pilier auquel, d’ailleurs, viennent encore se frotter nos “paysannes en mal d’enfant” – et l’ombre de sa pointe (pyramidion) se reportait sur le point extrême d’une ligne de 7 marques, ce qui permettait de carillonner les fêtes* de la communauté* avec l’archaïque “tambour d’airain”  !

C’est donc le moment où il nous faut rappeler qu’il existe des clocher octogonaux, les plus archaïques et proches de “l’esprit de la chose” (cf. “sacra” in art. Magie*) et des clochers plus tardifs, hexagonaux, pour lesquels les compagnons bâtisseurs semblent s’être fiés seulement à “la lettre de la chose” (cf. “casta”, id.)… où à un modèle (mode) venu d’une autre latitude, plus méridionale !

On peut aussi remarquer que la rune Hag–all est composée de Algiz la Rune de Vie, le Grand Cerf Alce/ Cernunnos* ou Alcinoos l’Homme “illuminé”, et de Ymir (ou Yr, R. n° 13) ou signe de la femme : Hag-all est donc le symbole de la Vie et de la Mort, conjuguées comme cycle complet, d’où son autre nom de “Rune de la plénitude” (et de la “contemplation sereine”, cf. le signe 8 de l’Ordre des Templiers) ou Rune d’Io dit “animal de mer civilisateur” pour les anglo-saxons.
C’est donc “l’oeuf cosmique” ou “oeuf d’Ingwi13 ” (Ovus Inguinum) et cette Rune symbolise le Frodhismöhle, ce “Moulin du Joyeux” ou Grottsongrmöhle le “Moulin de la Grande Chanson” : c’est ainsi qu’est nommée l’Harmonie du Monde/ Kosmos dans l’Edda. Et, parlant de meule de moulin, ou retrouve la forme d’Hag-all dans le Meuble héraldique nommé Anille : elle en est la clavette (cf. art. Blasons*).

Hag-all représente donc le multivers*, l’Ordre du Mondele Kosmos, c’est à dire l’origine, le “tout latent” et l’achèvement. C’est la forme de l’Arkhan par excellence, la Coupe, la Grolle* salasse avec ses six ou ses huit becs pour boire en communion l’hydromel sacré, en un mot : c’est le Graal* !

Et c’est aussi le symbole totalisant qui est tracé sur le Globe du Monde, l’Orbe de nos rois Francs, leur Reichsapfel, avec ses six sextants.

Hag-all représente aussi le flocon de neige tridimensionnel qui incarne l’éternel retour, ce grain de givre hægl dans lequel la vache-abondance* Audhumla découvrit Bur, notre ancêtre, et qui symbolise “le liquide qui devient solide, puis le solide qui redevient liquide”, tout comme par la présence conjointe de l’Homme men-Askr et de la Femme Embla, celle de la Vie et de sa parèdre la Mort.

Entre autres objets trouvés à Glozel près de Vichy et gravés des “caractères” de l’écriture* la plus archaïque du monde – certains sont datés de 17.000 ans – il y a des “objets insolites multimammia” ou “hochets” percés, à porter en pendentif ou à suspendre au dessus du berceau. On en connaît d’autres exemples ailleurs tels ceux des musées de Reims, de Massiac dans le Cantal, du Puy de Dôme, ou bien les « jouets » des palafittes suisses de Zürich. Certains sont gravés de la « lettre M comme le latin mammia, ou le grec mastia et, on les a rapproché du « pouvoir nourricier de la Grande Mère aux seins multiples » multimammia ou polymastia telle la Diane d’Éphèse qui est un symbole de l’abondance*.
Robert Liris, le Président des Amis de Glozel, précise que le fil de suspension de ces multimammia s’enroule autour de chaque mamelle, allant de l’une à l’autre, comme le fil de la Vie de Clothé la Parque (Gimbutas) qui nous relie à la Mère. Remarquons que c’est ce fil de la vie, pelotonné à la naissance, qui se déroulera tout au long de l’existence jusqu’à être, finalement, coupé par sa soeur Atropos aux grands ciseaux : c’est le destin* !



Après ces explications de troisième Fonction*, nous émettrons une hypothèse – bien « runique » d’ailleurs dans ce monde de caractères “d’écriture” archaïque – au niveau de la symbolique de la première fonction*, c’est à dire au niveau asique/ druidique : nous avons vu que Hag-all représente le cosmos, l’Ordre de l’Univers ; de ce fait cette Rune se devrait de figurer en relief (en « 3D ») et elle correspondrait tout à fait à l’hexapode ci-dessus ou à cette hexamastia puisque les têtons y sont précisés…

Hag-all est la Rune-Mère par excellence (celle de laquelle on peut déduire le tracé de toutes les autres runes, on l’a vu) : elle est la 9° du Futhark, 9 étant le signe de la perfection du “descendant” venu à terme (le Dieu-Fils Sonne-Sohn), et la première d’un Œtt qui représente la première fonction* dumézilienne. Ceci explique incidemment sa position en ce lieu du trinôme sacré, d’où les combinatoires mnémotechniques signifiantes – la guématrie runique, # 7 – et, malheureusement aussi après la perte de l’authentique Futhark 24, leurs dérives en numérologie kabbalistique (cf. infra et art. Magie*) quant, ayant perdu l’esprit de la chose (“sacra”), on est tombé dans le strict respect de la lettre du rite* (“casta”) en l’appliquant tel quel (par traduction) à un autre alphabet.

Cette tridimensionnalité est évidente dans l’Arbre de Mai/ Irminsul*, par ses branches en Rune de Vie et par ses racines de forme inverse, mais surtout par sa partie verticale (germ. stam, stab “tronc”) qui relie la terre au ciel et qui est le clou*, la cheville de l’Univers/ Multivers*. Ainsi Hag-all figure-t-elle le Cosmos à nouveau stabilisé, harmonieux, l’Ordre naturel, éternel (en celtique edern).

Signalons aussi pour finir et pour « boucher un trou » supplémentaire du « Voile d’Or » d’Assina qui fut déchiré par la Grande Submersion (cf. art. Déluge*) – mais aussi par l’impérialiste et exotique « nouvelle foi » – que dans le Futhorc anglo-saxon de 33 runes, Ior/ Iar, Io qui a une forme quasi identique à Hagal, signifie serpent : c’est cette racine Ior que l’on retrouve dans Jormungand ou Jormundgrund “l’énorme monstre” (cf. art. Dragon*) et ce ne peut pas être là un simple hasard…

En Crête : la figure de la Rune Hag-all figure l’aurore journalière et l’aurore de l’année Éos, lorsque a lieu la Hiérogamie* rituelle de nos Fêtes de Mai. On retrouve ce graphisme sur une pierre votive des cyclades de 2800/ 2000 AEC (Minoéen) et chez les Mycéniens du XVIe siècle AEC comme étant le “signe de Vénus” Amour/ Harmonie ce qui nous remémore la combinaison graphique vue précédemment : homme + femme = plénitude.


Hagall à Mycènes, XVIème siècle AEC

Puis, en Grèce continentale, elle est, conjointement, le dieu Poséidon/ (Posite) et son trident en Rune de Vie, Poséidon le fils de Saturne/ Cronos, qui s’unit à une “mortelle”, Clito :
« Julius Evola explique ce mariage entre un “dieu” et une mortelle comme le croisement14 des rameaux nordiques “porteurs de la lumière” ( Lucifer/ Prométhée)navec les races obscures, inférieures (Ymir )n. Tant que perdura l’héritage nordique, “tant qu’ils conservèrent quelque chose de la nature du Dieu dont ils avaient procédés, les Atlantes* se maintinrent dans la Justice*. Mais quand l’essence divine se fut affaiblie par son mélange continu15 avec la nature mortelle, quand l’humanité s’imposa à eux, alors, impuissants (…), ils dégénérèrent”…
« Ce mariage indique la dualité initiale d’où part l’Atlantide* (selon les Grecs, qui reproduisent là le problème auquel ils étaient confrontés)n… Cette situation “lunaire” qui cherche un équilibre entre deux forces sans posséder en elle le point d’appui, menace constamment de pencher dangereusement dans l’une ou l’autre direction. Comme réaction à un mouvement, se précipite son contraire, avec une plus grande force, déchaînant un déséquilibre progressif. Tant que ce jeu des contraires obéit à un rythme, les excès se compensent et un certain Ordre (Ì)n peut être maintenu. Mais quand une force l’emporte sur l’autre, la déviation qui en résulte ne peut être compensée que par l’intervention du centre lui-même. Ainsi la déviation titanique de l’Atlantide dut16 être compensée avec sa destruction par le principe olympien : Zeus ! » José Javier Manzanera, revue l’Âge d’Or n° 3. 

Chez les Hittites
 :
 Cette Rune Hag-all figure parmi les idéogrammes et elle s’y prononce “ur” (ce qui, en germanique, signifie « ancestral, primordial, fondamental » !) et “ar” (indo-européen « adapté ») ce qui n’est pas tellement étonnant compte tenu de leur origine aryenne17 !

 

Chez les Étrusques : Parmi les pièces d’orfèvrerie royale trouvées récemment en Vétulonia, figure une broche de trois médailles portant un Hag–all roi dont les six branches sont séparées par un petit cercle à l’instar de celle de Mycènes (supra)…



et sur une stèle de Vétulonia :


Chez les Romains : cette rune est gravée sur une pierre de Pompéi.

Chez les Aryas des Indes, les six points en hexagone des visées solsticiales et de la cheville du monde sont les six Aditiyas, les fils d’Aditi qui est au centre (Rig Véda). La roue* à six rais est l’idéogramme (Iroglif) de l’Année et, lorsqu’il est trouvé dans d’autres cultures, il signe le passage d’un rameau indo-européen*”.

Retrouvé en Palestine, cette rune était un signe de fécondité pour les anciens Hébreux, un héritage de leur tierce part ébro (celte éburone)… probablement.


               
L’église de Souvigny tombeaux des Bourbons : détail de la rosace

L’action de l’Église* : Avant Bernard de Citeaux, ou contre lui, l’Église* qui craignait cette symbolique qu’elle ne pouvait assimiler, baptisa ces “marguerites à six pétales” qui sont sculptées sur nos meubles montagnards depuis la Berbérie jusqu’en Bohème, en passant par le Pays Basque, l’Auvergne et nos Alpes, du nom de « signe des sorcières* » nonobstant leur réintroduction permanente dans les rosaces des cathédrales par les « compagnons bâtisseurs » de l’Art Goth18. On les retrouvera aussi sur les manteaux de cheminée de nos châteaux ou sur les impostes des lucarnes…
Mais, quand l’Église* ne put simplement les “baptiser”, elle forma des deux lettres grecques Kh(r)i et Rô une figure approché qui lui permettait par graffiti supplémentaire alpha et oméga de coloniser la plus signifiante de nos runes telle cette :


Rouelle de Limons (PdD) VIIème s.


Ainsi, nous retrouverons bien souvent notre Rune du Tertre Sacré* Hag-all dans nos pérégrinations touristiques, quand bien même l’alchimie* l’aura baptisée “hexagramme” après Pythagore, et la Maçonnerie* française l’Étoile de Salomon19

« 
Le signe archaïque de Hagal H était le Pont… de Heimdall : Bifrost » Wardle.
Mais celui de Hag-all  “tertre suprême” dut probablement être la double hache ou bipenne (cf. notre art. Francisque*), symbole du droit solaire solennel (majestueux, olympien –> fondamental) droit fondateur de la société nordique de l’Âge d’Or de Frodi, le Joyeux !


10° – La Rune Naudhiz/ Noicz/ Not/ Nyd/ Naut : 
Sens : “besoin, nécessité, contrainte, détresse, obligation du destin” !

 

Naut est aussi la Rune des Nornes, figures du Destin*, et on l’interpréte aussi
comme étant la marque de la Nuit, de la nuisance, de la négativité, de la nullité.

 

Triade fonctionnelle.

En 1ère fonction : « Graver les runes, c’est invoquer les Nornes. »
En 2ème fonction : « Not (Knot “noeud*”)n noue les amitiés et apaise les querelles. »
En 3ème fonction : « Not est pénurie, dureté de la vie et dur labeur. » et « Naud ne laisse guère de choix, il gèle celui qui va nu par le froid. »

Suivant la Rune du grêlon que nous venons de voir, Not pourrait bien représenter la première nécessité pour l’homme à l’Ère glaciaire*, celle de faire du feu avec un “rouet à feu”, c’est à dire en faisant tourner avec un archet une baguette tendre sur une planchette de bois dur. Quoique « allumer un feu était une tâche de longue haleine car il y avait la rotation à provoquer, à accélérer au fur et à mesure et, bien sûr, l’obligation de souffler. » nous dit Wardle.
Dans la chronique anglo-saxonne : « Naud se couche serrée sur la poitrine*, elle donne à chacun salut et secours, elle fait attention tout le temps. » *vieux)fr. “caucher”…
Chronique islandaise : « Naud est la mèche servante, une dure condition et un travail pénible. »
Chronique norvégienne : « Naud donne à peine la nourriture. »
Dans le Futhark récent (16) : « La Rune de la nécessité (du destin*) fleurit sur l’ongle de la Norne. »
Sur le Bâton de Ribes : « Il y a une Roche qui se nomme la Noire – elle se dresse dans la Mer – sur elle se tiennent les neuf Nécessités. » Pourquoi, moi qui ne suis que béotien, pensé-je ici à Héligoland ? Mais les alchimistes* on suffisamment d’imagination pour y voir bien d’autres choses…

Il est intéressant de remarquer que Not – cette Rune du Feu – est “coincée entre deux runes de Glace : hagall le grêlon et eis/is la glace

Ce rouet à feu était sacré* : « Le “feu de secours” était l’un des événements de la préhistoire nordique, il donnait aux hommes la possibilité de supporter les périodes de très grand froids et les Nordiques, bataillant sans cesse contre cet entourage inhospitalier, devaient être ingénieux. Ils allumaient ce feu de secours avec le moulinet à feu et, une fois pris, ce feu ne devait plus jamais s’éteindre. » Wardle.
On comprendra que dans ces difficiles conditions de vie nordique, la connaissance du temps qui s’écoule et la prévision du retour des beaux jours aient été primordiales face aux nécessités d’autres peuples. Dans sa nudité, l’homme du Nord ressentait son unité avec le cosmos et ses saisons et il devait fatalement percevoir le “divin” qui se dégageait du récurrent combat printanier…

Dans la triade du feu : nous avons vu Ken (R. 6) la torche ou la lampe à huile qui apporte la lumière ; ici nous avons le feu de nécessité inventé par l’homme et qui en fait l’égal de Zeus ; il nous manque le dernier, Sol/ Sowilo (R. 15) qui est le feu solaire ou le feu naturel par l’éclair souvent dévastateur….

Le signe archaïque de cette Rune était donc “l’allumette” et son archet en travers (lequel est devenu une “marque d’anoblissement en héraldique20”, marque qui peut être utilisée sur certaines runes, celle du Loup Z :  –> Zeus !)
Plus inattendu : on a retrouvé ce glyphe chez les aborigènes d’Australie

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